Trolley Problem, un Serious Game sur l’éthique

trolleyproblem Lorsqu’on se retrouve confronté à certains problèmes, ce n’est pas toujours facile de faire un choix, surtout lorsqu’il s’agit de vies en jeu.

Trolley Problem, créé par Pippinbarr va vous mettre à l’épreuve devant des décisions difficiles à prendre. Vous vous retrouvez sur une ligne de chemin de fer au croisement de deux voies. Sur l’une d’entre elles, une personne. Sur l’autre, trois personnes. Un charriot doit passer sur l’une des deux voies et c’est vous qui êtes en charge de l’aiguillage. Qu’allez-vous faire ? Sauver une personne ou trois personnes ?

Jusque là, on ne se pose pas trop de problème, sauf qu’éthiquement parlant, la situation est délicate car, en actionnant le levier, vous sauverez effectivement 3 vies mais vous serez également responsable de la mort d’une quatrième. Pourrez-vous supporter ce poids ? N’aurez-vous pas de regrets ?

Le niveau 3 vous met face à, d’un côté 3 personnes, de l’autre une personne obèse qui, s’il est choisi pour mourir, permettra d’arrêter le train.

Là où ça se corse, c’est lorsqu’au niveau 3, la personne isolée se trouve à être quelqu’un de votre entourage, votre mère, votre père, votre sœur, votre frère, votre épouse ou votre mari, vote petit(e) ami(e) ou encore votre fils ou vote fille.

Que ferez vous ? Vous avez le choix de ne rien faire ou d’agir pour sauver l’un de vos proches.

Pour agir, vous devrez utiliser la barre d’espacement de votre clavier qui modifiera l’aiguillage mais attention, ce choix est sans retour, vous ne pourrez pas revenir en arrière, comme vous ne pourrez pas jouer une seconde fois. J’imagine que cela est volontaire pour encore plus pousser à la réflexion.

Trolley Problem ne vous donnera pas de bonne réponse puisque le jeu ne permet ni de gagner, ni de perdre. Il tente simplement à vous faire réfléchir.

Les Trolley Problem sont très utilisés en psychologie morale et en neuroéthique en se basant sur la doctrine du double-effet, de Thomas d’Aquin, qui déclare qu’il est moralement acceptable de faire du mal à quelqu’un si celui-ci a fait du mal en vue un plus grand bien ou si le mal fait à la personne n’est pas à un moyen, mais un effet secondaire de l’action. D’autres cas de figure sont aussi utilisés comme le cas du juge qui doit trouver le coupable d’un meurtre, jusqu’ici inconnu, sinon des émeutiers feront justice eux-mêmes en se vengeant sur 5 otages. Le juge pourra trouver un suspect au hasard pour sauver les 5 personnes ou ne rien faire. Dans le premier cas, est-ce moralement acceptable ?

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